Les accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Les accidents vasculaires cérébraux

dependent-100343_640Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont la 3ème cause de mortalité et l’une des principales causes d’invalidité. On estime que 120000 AVC surviennent chaque année en France.

Les causes les plus fréquentes sont :
– les accidents ischémiques (80% des AVC)
– les accidents hémorragiques (hémorragies cérébrales (10 %), hémorragies méningées (5 %)).

LES ACCIDENTS ISCHEMIQUES

L’accident vasculaire cérébral ischémique (AVC) est la conséquence du manque d’apport d’oxygène dans une partie du cerveau.
L’AVC ischémique est lie à l’âge : 75% des AVC ischémiques surviennent chez les sujets âgés de plus de 65 ans et est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes.

1- L’accident ischémique transitoire (AIT)

Est une perte de fonction cérébrale ou oculaire due à un défaut d’irrigation de ces organes, durant moins d’une heure, et disparaissant sans séquelle. C’est un AVC à la suite duquel la circulation sanguine est rapidement rétablie et dont les symptômes disparaissent dans les 24 heures. Pour la plupart des patients souffrant d’un AIT, les symptômes persistent moins d’une heure. Plus les symptômes persistent, plus les risques de lésions du tissu cérébral augmentent.
Les signes cliniques des accidents ischémiques cérébraux apparaissent de façon soudaine, en quelques secondes.

Traitement :

chuteUn patient victime d’un accident ischémique transitoire doit être hospitalisé. Un scanner est pratiqué, ainsi qu’un IRM et un bilan biologique, un électrocardiogramme, un écho-Doppler cervical et si possible transcrânien.

Le traitement cherche principalement à prévenir les récidives (traitement des facteurs de risque d’athérosclérose et des causes éventuelles d’embolies) et à éviter l’évolution vers un accident constitué. La surveillance doit être étroite et au long cours car les risques de récidive ou de survenue d’un AVC sont relativement importants.

2- Accident ischémique cérébral constitué (AICC) ou infarctus cérébral

L’ischémie cérébrale touche une artère du cerveau et est responsable de lésions cérébrales irréversibles en cas d’interruption prolongée ce qui nécessite une prise en charge en urgence.
Lorsque l’obstruction artérielle dure plus de quelques minutes, l’anoxie provoque des lésions neurologiques irréversibles. On parle d’ictus, de ramollissement cérébral ou d’infarctus cérébral. Les symptômes dépendent du volume cérébral ischémié et de la localisation de l’ischémie cérébrale : hémiplégie, coma, aphasie, amnésie.

Les causes des accidents ischémiques cérébraux :

Elles sont nombreuses mais dominent par leur fréquence : l’athérosclérose et l’artériosclérose des petites artères cérébrales et les cardiopathies emboligènes
– Athérosclérose :
L’athérosclérose est une maladie des artères de moyen et gros diamètre, comme les artères carotides ou vertébrales qui cheminent dans le cou et les artères intracrâniennes qui cheminent à la base et autour du cerveau.
Le terme athérosclérose est utilisé pour désigner la perte d’élasticité des artères, due à la sclérose provoquée par l’accumulation de corps gras (lipides, essentiellement cholestérol LDL), au niveau d’une des trois tuniques, constituant la paroi des artères (l’intima).
L’athérosclérose reste en général longtemps « silencieuse », sans donner des symptômes jusqu’à ce qu’une plaque d’athérome se détache pour aller boucher une artère à distance (comme c’est souvent le cas de l’accident vasculaire cérébral).
Les facteurs de risques sont principalement l’âge, le tabagisme, le diabète et l’hypertension artérielle.

– Artériosclérose des petites artères cérébrales :
est une maladie des petites artères qui pénètrent dans le cerveau pour le vasculariser .Cette maladie, qui est associée au vieillissement et à l’hypertension artérielle, induit des modifications de la paroi artérielle qui peuvent aboutir à l’épaississement de la paroi artérielle, la disparition des cellules musculaires lisses, remplacées par une substance hyaline et de la fibrose.
Cette pathologie est proche de l’athérosclérose. Les facteurs de risque sont d’ailleurs les mêmes : âge, HTA, diabète, tabac,
Des traitements préventifs existent, principalement axés autour de la prise en charge de l’hypertension artérielle.

– Cardiopathies dites emboligènes :
Certaines cardiopathies favorisent la formation d’un thrombus (caillot) lequel peut migrer dans la circulation cérébrale et occlure une artère cérébrale, provoquant un infarctus cérébral.
Ischémie transitoire ou infarctus cérébral, les facteurs de risque et les symptômes sont les mêmes.
Les principaux facteurs de risque :
– Hypertension artérielle
– Tabagisme
– Diabète
– Augmentation du taux de cholestérol dans le sang. (hypercholestérolémie)
– Obésité
– Sédentarité
– Insuffisance cardiaque
– L’ingestion importante d’alcool

Symptômes de l’accident vasculaire cérébral :
– Trouble de la marche ou de l’équilibre, manque de coordination.
– Paralysie d’un côté du corps (hémiplégie), parfois prédominant au visage et au membre supérieur,
– Engourdissement du visage : impossibilité de sourire, la lèvre est tombante d’un côté.
– Perte de force ou un engourdissement du membre supérieur (impossibilité de lever le bras).
– Trouble de la parole : difficulté à parler ou à répéter une phrase (aphasie).
– Engourdissement ou une faiblesse de la jambe.
– Mal de tête intense, brutal et inhabituel.
– Problème de vision, même temporaire : perte de la vue d’un œil ou vision double.
– Confusion.
Dans tous les cas ces symptômes apparaissent de manière brutale, et c’est cette brutalité qui doit faire évoquer l’accident vasculaire cérébral et tout particulièrement l’infarctus cérébral.
Il faut donc réagir dès les premiers signes en appelant le 15 (SAMU) ou les Pompiers, qui pourront amener la personne sans perdre de temps vers une unité spécialisée.

Traitements :
– Lutte contre les facteurs de risque vasculaire : l’arrêt du tabac et la diminution du niveau de la pression artérielle sont les deux mesures principales
– Adaptation d’un traitement anti-thrombotique (c’est-à-dire, qui fluidifie le sang) : il s’agit de médicaments dits antiplaquettaires ou anticoagulants, selon les cas
– Application de certaines mesures plus spécifiques telles que l’opération d’une artère carotide visant à redonner à l’artère un calibre normal.

LES ACCIDENTS HEMORRAGIQUES

a- les hémorragies cérébrales :

angoissesOn parle d’hémorragie cérébrale quand un vaisseau éclate dans le cerveau et que le sang s’y épanche. Il se produit alors une lésion locale de la substance cérébrale.
La boite crânienne étant inextensible, l’hématome va comprimer le cerveau entraînant :
Dans un premier temps, soit des symptômes d’apparition précoce et brutale (crise convulsive, coma), soit des symptômes d’apparition différée et moins spectaculaire (les troubles neurologiques, les troubles digestifs, les maux de tête, les problèmes de conscience, de vigilance etc.).
Dans un second temps, la compression des méninges, puis du cerveau va comprimer les vaisseaux sains, ce qui fait que les cellules n’étant plus oxygénées vont se détruire (nécrose) entraînant des lésions irréversibles. C’est le principe de l’infarctus .
Ces deux conséquences font de l’hémorragie cérébrale une urgence absolue.
Les causes les plus fréquentes en sont :
– Des modifications artériosclérotiques des vaisseaux cérébraux secondaires a l’hypertension artérielle ( 80% des cas).
– Des traitements par médicaments anticoagulants.
– Des tumeurs cérébrales.
– Des malformations vasculaires de naissance.
– Des maladies du sang.
– Des traumatismes crâniens.
La récupération neurologique dépend de la localisation et du volume de l’hémorragie initiale. Plus l’hémorragie est petite et plus grandes sont les chances de récupération après rééducation.

b-L ’hémorragie méningée :

La rupture d’un anévrisme artériel cérébral est la principale cause d’hémorragie méningée.
Le symptôme annonciateur le plus fort est un mal de tête très inhabituel, le plus sévère qu’il puisse exister.
Il est impératif de se rendre au plus vite à l’hôpital le plus proche.

Les séquelles et les complications de l’accident vasculaire cérébral :

Dans la suite d’un accident vasculaire cérébral, la récupération peut être totale. Le plus souvent des séquelles de gravité variable persistent pouvant aller jusqu’à la perte d’autonomie.
Tout dépend du type d’accident vasculaire cérébral, de sa localisation et de l’étendue des lésions. La rapidité de la prise en charge médicale et la rééducation sont aussi très importantes.
La principale complication est la survenue d’un nouvel accident vasculaire cérébral.
Les séquelles d’un accident vasculaire cérébral peuvent être multiples, comme :
– Paralysie ou une faiblesse d’un côté du corps.
– Problèmes de vision ;
– Troubles de la parole, de l’écriture ou de la compréhension orale.
– Incapacité à reconnaître ou à utiliser des objets familiers ;
– Fatigue, une somnolence ;
– Dépression ;
– Difficulté à apprendre et à mémoriser une information nouvelle ;
– Epilepsie.
– Démence.

En conclusion :

Il est possible de récupérer après un AVC, notamment grâce à la réadaptation. Mais la gravité du handicap à long terme dépend de l’importance de la lésion cérébrale. Pour éviter la récidive, il est important de conserver un mode de vie sain et de suivre scrupuleusement le traitement médical. Les patients qui ont eu un AVC risquent d’en avoir un deuxième.

 

Définir la vieillesse

La Vieillesse, définition :

La vieillesse est l’âge ultime de l’êtrwoman-1031000__340e humain, qui succède à l’âge mûr, appelé aussi « troisième âge » (On nomme parfois quatrième âge le moment où l’état de vieillesse entraîne une situation de dépendance.). Malgré l’existence d’une accélération de la sénescence après 45-50 ans, le vieillissement reste un phénomène progressif, il n’y a donc pas réellement d’âge biologique fixe correspondant à la vieillesse. Dans les sociétés occidentales contemporaines, des expressions telles que seniors, aînés ou personnes âgées remplacent de plus en plus celles de vieux ou vieillards, jugées péjoratives. (Wikipedia).

Entre 2015 et 2050, la proportion des 60 ans et plus dans la population mondiale va presque doubler, passant de 12% à 22%.

Le vieillissement, en fait, est le résultat d’une série de dommages moléculaires et cellulaires qui entraîne une dégradation progressive des capacités physiques et mentales, une augmentation du risque de maladie et, finalement, le décès.

Certains événements peuvent aussi provoquer une accélération du processus de vieillissement :  le départ en retraite, la réinstallation dans un logement plus adapté, les décès d’amis ou du conjoint, une hospitalisation,…

Il n’existe pas de scénario unique dans le vieillissement, certaines personnes seront en pleine forme a 80 ans, d’autres au contraire seront dépendantes et fragilisées.

Attention :

Il ne faut pas confondre sénescence qui est  le vieillissement naturel du corps et de l’esprit qui apparait chez tout être humain et la sénilité, qui elle est un vieillissement pathologique des facultés physiques et psychiques d’une personne âgée

Sociologie du vieillissement.

Il y a encore une ou 2  générations, être  « vieux » n’était pas commun, et l’ancien était considéré comme la personne réunissant sagesse, maturité et connaissances, ce qui lui valait le respect de tous et une place privilégiée dans la famille.

Jusque dans les années 50-60, mourir a 65 ans était considéré comme banal, de nos jours les personnes âgées vivent jusqu’à 80 ans et plus, ce qui a changé notre regard sur la vieillesse.

Il est intéressant de noter que légalement, l’âge de la vieillesse est encore assimilé à l’âge de la retraite.

Il devient difficile de définir la vieillesse, la durée de vie s’allongeant, certaines personnes seront vieilles à 70 ans, d’autres seront en pleine forme à 90 !

La vieillesse en trois étapes :

L’âge de la retraite (60 à 75 ans) les sujets ne travaillent plus mais restent actifs (loisirs, bénévolats, aide aux enfants et aux parents âgés,…) et sont en bonne santé.

Aux alentours de 75 ans : c’est vers cet âge que commencent souvent les problèmes de santé et se développent les maladies chroniques, que le risque d’isolement augmente et que peut débuter la dépendance aux autres.

Après 80 ans : la dépendance est plus importante, le logement doit être réadapté pour répondre aux besoins de la personne âgée, le recours aux dispositifs d’assistance et aux aides à domicile devient nécessaire, la maison de retraite médicalisée peut devenir une nécessité.

Vieillir : quand le corps et la tête lâchent…

  • Vieillissement physique: difficultés à la marche, insuffisance cardiaque, arthrose, douleurs, perte de souplesse, maladies…Il demande une faculté d’adaptation et d’acceptation des nouvelles limites imposées par l’âge,  ce qui n’est pas toujours facile pour la personne âgée.
  • Vieillissement sensoriel: essentiellement perte de l’audition et perte visuelle, qui peuvent provoquer un sentiment d’isolement et un repli sur soi de la part de la personne âgée.
  • Vieillissement intellectuel: pertes de de mémoire (la mémoire courte étant la première touchée), difficultés de concentration, la personne âgée a aussi tendance à se tourner vers la réflexion, la contemplation, la méditation.
  • Vieillissement psychologique: le vieillissement est souvent ressenti comme une perte, de sa toute-puissance, de ce sentiment d’avoir un futur et de sa capacité à évoluer. La personne vieillissante doit faire son deuil d’une certaine image de lui-même, ce qui est douloureux et peut entrainer un état dépressif chez la personne âgée.

Vieillir : une souffrance…

La prise de conscience de son grand âge, de la proximité de la mort, de la perte de ses facultés intellectuelles et du comportement de son entourage vis-à-vis de lui vont souvent provoquer chez la personne âgée une forte angoisse,  quand d’un cote il lui faut se séparer de qui elle a été et d’un autre de se préparer à qui elle va être…

La personne âgée va souvent y réagir en sombrant dans l’agressivité (cris, critiques incessantes, reproches virulents,…), le délire (de persécution, de préjudice), la démence (la personne peut baisser les bras et refuser de penser) ou le repli sur soi.

 

Accompagner son parent dans la vieillesse, c’est  se joindre à lui pour le suivre ou le guider. Pour vraiment pouvoir le faire, il vous faut d’abord comprendre où en est le parent que vous  accompagnez.

 

 

La téléassistance

hands-216982__340Votre parent vieillissant se trouve encore seul à son domicile et tout se passe plutôt bien….et tout le monde espère que cela dure!

Cependant, une chute, un malaise ou des troubles respiratoires peuvent survenir à tout moment.

La téléassistance est un moyen efficace pour pouvoir demander de l’aide facilement et rapidement et est en plus une solution rassurante pour les familles.

La téléassistance c’est quoi et comment ça marche?

C’est un service d’aide et d’assistance à la personne âgée ou handicapée .

La téléassistance est un émetteur/récepteur (sous forme de médaillon ou de bracelet) relié à un centre d’appel joignable 24h/24h et 7 jours/7.

Le matériel est composé de deux éléments indispensables : le transmetteur et l’émetteur.

  • Un transmetteur est déposé au domicile de la personne concernée et est branché à la prise téléphonique et la prise de courant.
  • L’émetteur (alarme) : sous forme de bracelet ou de médaillon ,il est porté en permanence par la personne âgée qui l’actionnera en cas de problème.

En cas de malaise ou de chute, la personne appuie sur son médaillon et la centrale d’écoute est immédiatement alertée. Un téléopérateur contactera alors la personne âgée pour évaluer la situation et agir en fonction ( que cela soit d’alerter les voisins ou la famille ,ou au besoin,d’envoyer des secours).

Si la personne ne répond pas, l’intervention des secours sera immédiatement déclenchée.

La téléassistance est particulièrement recommandée aux seniors à domicile ,en effet, le temps de réaction est un facteur  à prendre en compte: plus la personne reste longtemps à terre, plus le risque de lésions irréversibles est grand ( le risque de chute ou de malaise étant aggravé par l’age et le handicap).

Pour bénéficier de ce service, un système de micro haut-parleur doit être installé dans le logement : il permet au téléopérateur et à la personne âgée de communiquer à distance et la personne doit porter en permanence un émetteur-récepteur( médaillon ou bracelet).

Les types de téléassistance:

La téléassistance classique:La personne porte sur elle un médaillon ou un bracelet dotés d’un système d’alerte déclenchable à tout moment.

Le détecteur de mouvement:  il permet de déclencher une alerte si un brusque changement de position est décelé.

La téléassistance médicalisée:met en relation la personne souffrant de malaise ou après chute avec un plateau d’assistance médicalisé.

La téléassistance intelligente:plusieurs capteurs sont installés à des points précis de la maison et le port d’un médaillon ou bracelet n’est pas requis.

La téléassistance mobile: équipée d’un GPS, elle permet aux proches de savoir ou se trouve leur parent à tout moment (donc particulièrement bien adaptée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer).

Le coût de la téléassistance

Le matériel est le plus souvent loué, la personne âgée souscrit  un abonnement auprès d’un organisme qui propose l’installation d’une téléassistance .

Les tarifs varient selon la formule choisie;

  • téléassistance à domicile : environ 30 € par mois,
  • téléassistance mobile : entre 50 à 70 € par mois,
  • téléassistance médicalisée : entre 30 et 40 € par mois.

Ces différents tarifs comprennent en général : l’abonnement, la location, la maintenance.

La valeur commerciale de l’équipement varie entre 700 et 800 €.

Le coût de la téléassistance peut être pris en charge dans le cadre de l’APA .

Certaines mairies participent ,sous certaines conditions,allouent des aides pour mettre en place le système de

téléassistance.

S’équiper d’une téléassistance ne signifie pas l’arrêt de la surveillance de la famille. Elle ne règle pas tous les problèmes liés à l’isolement ou à l’absence de vie sociale. Continuer de rendre visite à la personne dépendante est essentiel pour son bien être.

 

La solitude des personnes âgées

woman-453014__340On définit la solitude comme un sentiment de manque, de privation ou de tristesse.

Sur ces quatre dernières années, l’isolement des Français s’est installé et accentué: ils sont désormais 5 millions à se sentir seuls, c’est 1 million de plus qu’en 2010. Au total, 1 Français sur 8 n’a pas de relations sociales au sein des cinq réseaux de sociabilité (familial, professionnel, amical, affinitaire ou de voisinage).

 

La solitude , une situation à combattre…

Nous la remarquons tous, la voyons partout, et l’ignorons parfois…

Avec le vieillissement de la population et l’éclatement des familles, de plus en plus de personnes âgées souffrent de solitude qui devient particulièrement intolérable pendant les périodes de fêtes .

Les causes de l’isolement:

  • la perte d’autonomie
  • la maladie
  • La mort du conjoint
  • L’éloignement géographique de la famille ou l’absence de famille
  • La disparition du réseau d’amis
  • La crainte de devenir un fardeau
  • La peur de sortir et de tomber
  • La pauvreté

Les conséquences:

Cette solitude peut avoir de lourdes conséquences sur la sante physique et mentale de la personne âgée:

  • désordres alimentaires: seule chez elle, la personne à tendance à ne pas se préparer à manger, voire à sauter les repas.
  • élévation du stress et de l’anxiété: la peur de l’arrivée d’un intrus, de tomber et de n’avoir personne pour aider,
  • dépression: les pensées qui tournent en boucle,n’avoir personne à qui parler et avec qui échanger,..
  • troubles du sommeil: seule, les horaires n’ont plus d’importance alors prendre son petit- déjeuner à 2h de l’après midi, dormir la journée et être éveillé la nuit est courant.
  • pensées suicidaires: la solitude chargée de pensées noires, de regrets , de remords, de tristesse peut amener la personne âgée au désir de mourir.
  • augmentation du risque de maladies chroniques (cardiaques ou vasculaires notamment).

Alors comment  vaincre la solitude ou du moins l’alléger?

  • visiter la personne âgée de notre famille ou entourage
  • l’appeler régulièrement
  • l’inviter à déjeuner et pourquoi pas, à passer le weekend
  • l’encourager à pratiquer des activités: ateliers, sorties en groupe,club de bridge ou autre,…
  • accueillir un jeune étudiant
  • contacter les différents organismes et CCAS qui viennent également en aide aux personnes âgées isolées
  • envisager avec elle la résidence service ou la maison de retraite.

Lorsque que l’on sait que 27% des personnes de plus de 75 ans sont seules (contre 16 % en 2010), on peut comprendre que la solitude est devenu un vrai fléau et qu’elle est de la responsabilité de chacun, y compris  des services publics.

Quels sont les signes d’alerte d’une perte d’autonomie?

Quels sont les signes d’alerte d’une perte d’autonomie?

Close-up portrait of an elderly woman in her home.Si la perte d’autonomie est généralement progressive et s’accentue avec l’âge, voici les principaux signes qui doivent vous alerter chez votre proche

Votre proche affiche une perte de poids d’environ 5 à 10%, il peut s’agir d’une anémie ou d’une insuffisance cardiaque.
Il est essoufflé y compris en position couchée et assise.
Il souffre de douleurs et se plaint fréquemment. La plupart d’entre elles peuvent et doivent être soulagées rapidement. Une consultation s’impose. Il peut s’agir d’arthrose, de rhumatismes, d’une sciatique toujours douloureuse et handicapante.
Il chute de plus en plus souvent : un problème d’équilibre, d’orientation ou de vue peuvent être à l’origine d’une chute. Des carences alimentaires, responsables d’une perte osseuse, sont également à l’origine d’un état de grande faiblesse, et donc de chutes.
Il entend et voit de moins en moins bien. Phénomène bien connu des personnes vieillissantes. Le port de lunettes ou d’un appareil auditif permet de prolonger efficacement l’autonomie.
Il se fracture souvent, peut-être en raison d’une ostéoporose. Une complémentation en calcium s’avère très utile.
Il oublie tout ou presque …Les troubles de mémoire ne sont pas forcément l’expression de la maladie d’Alzheimer, mais si d’autres symptômes apparaissent tels que des troubles du langage, de l’orientation ou du comportement, il ne faut surtout pas hésiter à consulter un neurologue pour un diagnostic précis.
Il devient nerveux, irascible, change rapidement d’humeur, ou encore s’enferme dans un mutisme total. Il se néglige, ses factures s’empilent, le désordre aussi. C’est souvent le signe d’une dépression qu’il faut traiter au plus vite. Là encore, votre médecin traitant pourra vous orienter sans tarder.
Dans tous les cas, votre proche a besoin d’être aidé et soutenu, moralement et physiquement. Que ce soit à travers une présence chaleureuse et régulière à domicile, ou si cela n’est pas possible, en intégrant progressivement une maison de repos capable de l’accueillir dans les meilleures conditions.

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D’enfant à aidant, le renversement des rôles

D’enfant à aidant, le renversement des rôles

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 Accepter la dépendance de son parent :

Constater que son parent, en avançant en âge, délègue peu à peu son quotidien à ses proches, est un bouleversement des rôles auquel  peu d’entre nous se sont préparés.

La dépendance chez nos parents, est un passage important de notre vie.

Elle survient quelques fois de manière subite et plutôt violente (suite à une mauvaise chute suivie d’une hospitalisation, par exemple) ou elle s’installe de manière insidieuse et lente.

Quelle que soit la rapidité de sa progression, la dépendance de notre parent est un état que nous, les enfants, refusons de voir ou que notre parent fait tout pour nous la cacher .Dans tous les cas, elle nous propulse du rôle d’enfant à celui d’aidant.

Qui plus est, la dépendance survient souvent alors que nous-mêmes, dans notre cinquantaine avancée  le plus souvent, passons déjà une période difficile (un retour sur notre vie, évaluation de nos échecs et réussites et inquiétude quant à notre futur)….dans ces conditions, le rôle d’aidant peut être vécu comme une entrave à notre évolution personnelle.

 

Nos émotions :

En face de la dépendance, des sentiments contradictoires nous habitent le plus souvent. Et l’on passe de la tendresse à la haine, de la compassion à l’impatience, de la douceur au rejet.

Nos intentions sont bonnes, notre seul but est de rendre la fin de vie de notre parent aussi douce et confortable que possible.

Alors comment gérer  cette tempête émotionnelle ?

-Tout d’abord, il faut renoncer  à être  l’enfant parfait, irréprochable : nous avons tous des limites et nous devons les respecter. Nul ne peut être aimant, doux et tendre 24h sur 24 surtout lorsque le comportement de notre parent est sporadique, qu’il a tendance à se répéter continuellement ou devient agressif et manipulateur…L’enfant parfait  va finir par craquer et risque de devenir maltraitant.

-reconnaitre l’épuisement : évitez d’agir au-delà de vos forces et pensez à vous faire aider (par d’autres membres de la famille ou via des aides extérieures).

-acceptez-vous comme vous êtes : certains enfants préfèrent garder une certaine distance, d’autres seront plus proches .Certains enfants résident loin et leur présence tous les 2 jours est impossible.

-votre parent n’est pas un enfant : la dépendance physique n’est pas un total manque d’autonomie et il est important de la préserver au maximum (encourager son parent à maintenir une vie sociale, à pratiquer des activités adaptées, à sortir même accompagné,…).De même, il est primordial de le maintenir implique dans les décisions le concernant et les respecter au maximum.

Attention, dépression…

Beaucoup d’aidants familiaux oublient leur santé physique et psychologique pour « mieux »s’occuper de celle de leur parent, ce qui est générateur de fatigue et surtout de stress.

Cela peut avoir des répercussions inquiétantes pour l’aidant. Un stress trop intense ou une accumulation de stress sur une longue période peut entrainer l’épuisement puis la dépression,. La fatigue psychologique extrême est de 25 % plus élevée chez les aidants familiaux que dans la population générale.

Il est donc primordial de savoir ne pas s’oublier, de prendre soin de soi et de demander de l’aide afin d’éviter l’épuisement physique et psychologique.

Un rôle par enfant :

Certains enfants vont être plus à l’aise que d’autres pour remplir un rôle actif dans l’accompagnement de leur parent.

-Pour donner de l’affection à son parent, encore faut-il en avoir reçu de sa part. Demander à un enfant de câliner son parent se révèle quasi impossible dans ce cas. Il est alors plus pertinent d’être celui qui va s’occuper de l’administratif, des démarches et des finances.

– Un enfant qui a toujours eu des liens étroits avec son parent sera plus a même de remplir de rôle de l’accompagnant dans le quotidien.

– Un enfant vivant loin peut être celui qui gardera le lien oral, téléphonique et se chargera de vérifier que tout va bien, d’écouter son parent et de le rassurer.

Un aidant principal se dégage toujours parmi les enfants et le plus souvent il se désigne de lui-même. Il se plaint souvent  d’en faire trop, de délaisser sa famille et d’y laisser sa santé mais d’un autre cote, il tient le beau rôle et  maîtrise la situation .

Cette période  fait souvent ressortir de vieux conflits et rivalités ou en génère de nouveaux parmi les enfants ; l’enfant préféré n’est pas toujours le plus impliqué et des jalousies se réveillent, certains enfants participent plus au cout des aides que d’autres, le sujet héritage est parfois cause de désaccord et de disputes,…

On ne saurait trop conseiller de tenter de se réunir entre frères et sœurs et d’essayer de se mobiliser ensemble pour donner à son parent le maximum de chances de vivre une vieillesse paisible.

Que votre accompagnement soit dicté par un désir de réconciliation, de pression familiale ou d’un sentiment de dette envers votre parent, veillez à ne pas trop en faire pour ne pas mettre à mal votre vie familiale ,sociale et professionnelle .

S’occuper d’un parent âgé peut vite devenir envahissant, stressant et chronophage, et il est important d’établir vos priorités, votre vie devrait l’emporter sur celle de votre parent  et  donc penser à faire intervenir des personnes dont le métier est dans l’accompagnement des personnes âgées (services de soins à domicile, SSIAD,…).

Prendre soin de notre parent âgé, c’est aussi affronter notre propre vieillesse …

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La dépression chez les personnes âgées

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La dépression est un état pathologique caractérisé par d’intenses sentiments de tristesse et de désespoir de longue durée et associés à d’autres modifications psychiques et physiques.

Les personnes âgées sont souvent confrontées à la perte d’indépendance, aux problèmes de santé et au deuil, ce qui peut les entraîner vers la dépression, surtout lorsque la personne est très isolée.

Mais comme les seniors ont plus tendance à se plaindre de douleurs physiques que de problèmes émotionnels la dépression est plus difficile à déceler, alors qu’une dépression est d’autant plus facile à traiter qu’elle est diagnostiquée rapidement et à son début.

Il est donc particulièrement important de connaitre les signes qui peuvent faire penser à une dépression et les symptômes lorsque la maladie s’est déjà installée.

Les facteurs de risque :

– le processus normal de vieillissement : entraînant la perte de certaines fonctions cérébrales ;

– les maladies : démences, maladies cardiovasculaires ou cancer ;

– les carences nutritionnelles : en particulier les carence en vitamine B12 et en acide folique ;

– certains médicaments

– les évènements traumatiques : perte du conjoint, problèmes financiers,…

Les signes :

-Sentiment d’impotence et de désespoir

-Perte d’intérêt dans les activités quotidiennes

-Changement d’appétit ou de poids

-Changement du cycle du sommeil

-Perte d’énergie

-Perte de confiance en soi

-Problèmes de concentration

-Irritabilité

-Maux de têtes, douleurs aux ventres

Les symptômes :

-la tristesse dépressive : provoque une incapacité à éprouver du plaisir, le monde parait vide et sans intérêt, la douleur morale est importante et les idées suicidaires fréquentes. La tristesse dépressive entraîne une vraie et profonde souffrance.

– L’anxiété : elle va de pair avec la dépression. Elle se traduit par des sentiments de peur, d’inquiétude et de crainte, l’anxiété est une réaction normale en face d’un danger, c’est quand elle devient continue qu’elle peut indiquer une dépression.

L’angoisse survient lorsqu’à l’anxiété s’ajoutent des symptômes comme des sueurs, des palpitations cardiaques, des difficultés à respirer, à déglutir,…

-Les troubles cognitifs : problèmes de concentration, anxiété et tristesse qui vont fausser le raisonnement et le jugement,…

Chez la personne âgée, les symptômes cognitifs peuvent aller jusqu’à une apparence d’état démentiel avec une faillite des fonctions intellectuelles. La dépression peut induire un état de désorganisation mentale ressemblant à une maladie d’Alzheimer.

-Les troubles comportementaux : difficultés à se lever, à se motiver, à exécuter les gestes quotidiens -même les plus simples, difficultés à faire des efforts, tendance à se replier sur soi-même,…

Aider la personne âgée en dépression:

Consulter un psychiatre, qui pourra diagnostiquer et au besoin, recommander des anti-dépresseurs adaptés et un suivi chez un psychologue qui permettra à la personne de partager et se décharger,sera souvent d’une aide précieuse…mais pas suffisante.

La présence et le soutien de la famille et des proches vont être essentiels.

La dépression est une vraie maladie, et se retrouver seul en face d’elle est très pénible pour la personne qui en est atteinte.

Que peut faire la famille?

-Encourager la personne à sortir, à rencontrer des amis, à avoir des activités hors de son domicile.

-Organiser des repas en famille.

-Vérifier que les médicaments soient pris correctement, visiter la personne âgée plus fréquemment ou du moins l’appeler régulièrement.

-Si la personne en est capable, lui proposer de faire du bénévolat ou du volontariat.

-S’assurer que ses repas soient équilibrés.

En conclusion, si vous suspectez qu’une personne âgée de votre entourage présente des signes de dépression, n’attendez pas qu’elle vous en fasse part, mais agissez.

Souvent la honte de demander de l’aide,le déni de la maladie, les préjugés sur la dépression, une estime de soi diminuée peuvent pousser la personne à ne rien dire.

Une simple prise de sang pour diagnostiquer Alzheimer

Alors que la maladie d’Alzheimer est présente dix à quinze ans avant l’apparition des premiers symptômes, comment la détecter au plus tôt, bien avant qu’elle ne se propage, affectant sur son passage des pans entiers du cerveau, de la mémoire au langage jusqu’aux fonctions exécutives ? C’est le défi soulevé par de nombreux chercheurs à travers le monde. Actuellement, en passe d’être relevé par des scientifiques israéliens…

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