Faut-il entrer en maison de repos ?

Quelles sont les principales raisons qui poussent un  nombre croissant de personnes âgées à entrer chaque année en maison de repos ?

Si 64% d’entre elles le font pour des questions de santé, 25% choisissent avant tout d’en finir avec l’isolement et la solitude subis à domicile et invoquent la peur de rester seul, 24% ont besoin d’un soutien pour les soins de base, tandis que 20% affirment avoir des difficultés à se déplacer.*

Two elderly friends chatting on a park bench.Quels sont les objectifs poursuivis ?

• Mener une vie sociale à travers des animations variées, en compagnie d’autres retraités.
• Pouvoir participer à des activités thérapeutiques basées sur la stimulation cognitive.
• Bénéficier d’un encadrement médical approprié à sa pathologie. Ainsi que d’une surveillance 24 heures sur 24.
• Profiter d’un cadre de vie agréable, d’une restauration en collectivité avec une alimentation adaptée.
• Se rapprocher de sa famille, en choisissant un établissement situé à proximité du domicile pour recevoir des visites plus fréquentes.

Le choix d’une vie sociale, pour en finir avec la solitude

Nombreuses sont les personnes âgées pour qui l’isolement pèse davantage que les maux de toutes sortes.

Capables de s’accommoder d’une arthrose douloureuse, d’une baisse drastique de la vue, de l’ouïe, d’une perte de l’appétit, et plus fréquemment de la mémoire, alors que leurs plus gros soupirs sont réservés à ces longues heures de silence absolu.

Se lever seul, déjeuner seul, s’endormir seul. Jour après jour. Nuit après nuit.

Un isolement dévastateur

L’isolement pèse, et tue parfois. Encore trop souvent. Comme en témoignent, ces chiffres toujours plus alarmants sur le taux de suicide des personnes âgées qui va en augmentant avec l’âge.
La solitude d’un domicile, où plus personne ne vient, reste la plupart du temps le dernier des décors.
La perte du conjoint, la maladie, et surtout la dépression, quand ce n’est pas parfois la peur de quitter son domicile, constituent des facteurs déclencheurs.
« Se sentir extrêmement seul peut accroître de 14% le risque de mort prématurée chez une personne âgée. L’impact est aussi néfaste que le fait d’être défavorisé socialement » selon John Cacioppo, professeur de psychologie à l’Université de Chicago (USA).

En effet, une étude menée sur un groupe de 20 000 personnes a montré clairement que le sentiment de grande solitude allait de pair avec un sommeil perturbé, une tension artérielle élevée, une altération des cellules immunitaires et un accroissement des états dépressifs. ( Sources : Huffington Post. 2015)

Préserver son intérêt

La vigilance et la bienveillance des proches ne parviennent pas toujours à éviter le pire.
Néanmoins, c’est à la personne âgée de décider si elle est prête à entrer en maison de repos. Ce choix ne peut pas lui être imposé, sauf urgence médicale, et c’est avec son consentement que les proches doivent l’envisager, dans son intérêt uniquement.
D’autant que plus votre parent sera associé à cette décision, à travers un dialogue apaisé, plus ses chances de bonne intégration en établissement seront décuplées.

En effet, une étude effectuée en Wallonie et portant sur le ressenti des personnes âgées à l’entrée en institution rapporte que 90% des résidents qui ont décidé seuls ou avec un tiers d’intégrer un établissement sont raisonnablement voire très satisfaits de leur nouvelle situation, contre 81% dans le cas contraire. (Source : Concertation des observatoires de la Santé de Wallonie). Et si seulement 42% des sondés avaient une très bonne à bonne image de la maison de repos avant d’y entrer, le taux passe à 85% de satisfaits une fois sur place.
L’entrée en maison de repos se fait de plus en plus tard, à 80 ans en moyenne chez les hommes et 82 ans pour les femmes, beaucoup plus nombreuses parmi les résidentes en raison de leur longévité supérieure.

Ainsi, selon les données de l’INAMI, 6% des personnes âgées de 60 ans et plus résident en maison de repos. 1,9% chez les 60 à 79 ans. 16,7% chez les personnes de 80 à 89 ans et 55,3% chez les 90 ans et plus.

Enfin, et c’est une bonne nouvelle, 8 résidents sur 10 trouvent leur nouveau cadre de vie agréable ou très agréable et sont « raisonnablement satisfaits » ou « très satisfaits » de leur nouvelle situation en maison de repos.

*Selon plusieurs réponses possibles recueillies lors d’une enquête sur « le ressenti des personnes âgées à leur entrée en maison de repos ou en maison de repos et de soins » effectuée par les observatoires de la Santé de Wallonie.

 


Sur le même thème :