Quand commence la dépendance ?

Happy senior lady in wheelchair smiling outsideProgressive et généralement irréversible, la perte d’autonomie survient avec l’âge, et s’accentue à partir de 75 ans en moyenne.
On la définit par l’incapacité d’accomplir seul, une ou plusieurs tâches de la vie courante.

On la mesure à travers l’échelle de Katz. C’est elle qui permet d’évaluer le taux de dépendance d’une personne, selon un classement en 5 catégories: O,A,B,C,C dément.

  1. La catégorie 0 s’applique aux personnes totalement indépendantes physiquement et psychiquement.
  2. La catégorie A comprend les personnes dépendantes physiquement pour se laver et ou s’habiller.  Ou encore les personnes psychiquement dépendantes, à savoir désorientées dans le temps et dans l’espace mais complétement indépendantes physiquement.
  3. La catégorie B englobe les personnes dépendantes physiquement pour se laver, s’habiller, lors des transferts et des déplacements, pour aller à la toilette. Ainsi que les personnes psychiquement dépendantes, à savoir désorientées dans le temps et dans l’espace, mais également dépendantes physiquement pour se laver et ou s’habiller.
  4. La catégorie C inclut les personnes dépendantes physiquement pour se laver, s’habiller, lors des transferts et des déplacements, pour aller à la toilette. Ainsi que les personnes incontinentes et/ou dépendantes pour s’alimenter. Par ailleurs, ces personnes sont psychiquement indépendantes.
  5. La catégorie C dément s’applique aux personnes dépendantes physiquement pour se laver, s’habiller, nécessitant l’assistance d’un tiers lors des transferts et des déplacements pour aller à la toilette. Il s’agit de personnes incontinentes et/ou dépendantes pour s’alimenter et également dépendantes psychiquement car désorientées dans le temps et dans l’espace.

L’évaluation de votre proche, selon les critères de dépendance établis par l’échelle de Katz, permet de mieux cibler la maison de repos et de soins adaptée à son état de santé. Ainsi, certaines maisons  accueillent davantage de catégorie B et C car leur personnel est plus nombreux et formé à la prise en charge de ce type de patient.

De même, si votre proche souffre de la maladie d’Alzheimer, il convient de se rapprocher d’une unité de vie Alzheimer située au sein de certaines maisons de repos et de soins, car elles sont parfaitement équipées en lits médicalisés, espaces de déambulation, systèmes anti-fugue, espaces multi-sensoriels pour stimuler les capacités cognitives des patients désorientés.

Pour être sûr de bien choisir, et de ne pas vous tromper de maison de repos et de soins, consultez librement les conseillers en gérontologie d’Assistance Retraite Belgique, au numéro suivant:+32(0)2 335 11 05

Ce service d’accompagnement au cas par cas est entièrement gratuit pour les familles et les particuliers.
 

Quels sont les signes qui doivent vous alerter ?

Votre proche affiche une perte de poids d’environ 5 à 10%, il peut s’agir d’une anémie ou d’une insuffisance cardiaque.
Il est essoufflé y compris en position couchée et assise.
Il souffre de douleurs et se plaint fréquemment. La plupart d’entre elles peuvent et doivent être soulagées rapidement. Une consultation s’impose. Il peut s’agir d’arthrose, de rhumatismes, d’une sciatique toujours douloureuse et handicapante.
Il chute de plus en plus souvent : un problème d’équilibre, d’orientation ou de vue peuvent être à l’origine d’une chute. Des carences alimentaires, responsables d’une perte osseuse, sont également à l’origine d’un état de grande faiblesse, et donc de chutes.
Il entend et voit de moins en moins bien. Phénomène bien connu des personnes vieillissantes. Le port de lunettes ou d’un appareil auditif permet de prolonger efficacement l’autonomie.
Il se fracture souvent, peut-être en raison d’une ostéoporose. Une complémentation en calcium s’avère très utile.
Il oublie tout ou presque …Les troubles de mémoire ne sont pas forcément l’expression de la maladie d’Alzheimer, mais si d’autres symptômes apparaissent tels que des troubles du langage, de l’orientation ou du comportement, il ne faut surtout pas hésiter à consulter un neurologue pour un diagnostic précis.
Il devient nerveux, irascible, change rapidement d’humeur, ou encore s’enferme dans un mutisme total. Il se néglige, ses factures s’empilent, le désordre aussi. C’est souvent le signe d’une dépression qu’il faut traiter au plus vite. Là encore, votre médecin traitant pourra vous orienter sans tarder.
Dans tous les cas, votre proche a besoin d’être aidé et soutenu, moralement et physiquement. Que ce soit à travers une présence chaleureuse et régulière à domicile, ou si cela n’est pas possible, en intégrant progressivement un établissement capable de l’accueillir dans les meilleures conditions.

 


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