Rester chez soi, mais dans quelles conditions ?

C’est une évidence pour tous, l’immense majorité des personnes vieillissantes souhaitent pouvoir rester chez elles le plus tard possible, et dans les meilleures conditions de santé…

A savoir être suffisamment autonome pour ne dépendre de personne, ni des enfants, ni du conjoint, ni d’un tiers pour effectuer les gestes essentiels de la vie quotidienne : se lever, se laver, se déplacer, s’alimenter.

Senior woman in nursing home with nurse in gardenHélas, quand toutes ces aspirations légitimes ne sont plus réalisables et que le quotidien devient impossible à gérer à cause d’un isolement trop grand, source d’angoisse voire de dépression, quand les chutes deviennent de plus en plus fréquentes et handicapantes, source de grabatisation avérée, le maintien à domicile à tout prix n’est plus du tout ni souhaitable ni raisonnable.
Le risque d’une aggravation de l’état de santé mentale ou physique devient trop grand, et par-dessus tout, pointe le danger d’une chute fatale.

C’est généralement des raisons de santé qui conduisent la majorité, soit 64% des personnes âgées de plus de 80 ans à entrer en maison de repos médicalisée.

Puis vient l’isolement avec la perte du conjoint, les femmes vivant plus longtemps que les hommes, elles se retrouvent majoritaires parmi les résidents.

Des proches qui en font trop, et pourtant jamais assez

Et cela, en dépit de l’investissement humain considérable que peuvent apporter les enfants, et les proches, mettant bien souvent leur propre vie familiale et professionnelle entre parenthèses pour venir en aide à un parent devenu très dépendant.
Car il s’agit là d’une assistance et d’une surveillance de tous les instants. De jour comme de nuit.
L’entrée en maison de repos ou en maison de repos et de soins, devient alors la meilleure solution pour tout un chacun.

 


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